Définitions de quelques mots *
Omnipotence
Un attribut exclusif de l'être divin, essentiel à la perfection de Dieu. La Bible enseigne clairement l'omnipotence (c'est-à-dire la toute-puissance) de Dieu. Il est appelé le "Tout-Puissant" (Genèse 17.1; Apocalypse 4.8). Il peut tout (Job 42.2), au-delà de tout ce que nous pensons (Éphésiens 3.20) car avec Lui tout est possible (Matthieu 19.26). L'infinie puissance de Dieu est manifestée dans la (Genèse 1.1; Jérémie 32.17; Romains 1.20), dans le maintien de l'univers (Hébreux 1.3) par les miracles (Exode 15.11; Deutéronome 3.24; Luc 9.43), l'œuvre de la rédemption (Luc 1.35, 37; Éphésiens 1.18-19) la conversion des pécheurs (1Corinthiens 2.5) et l'achèvement des grands desseins pour son royaume (Matthieu 13.31; 1Pierre 1.5; Apocalypse 19.6). Parce que sa volonté est conforme à sa nature, Il peut faire tout ce qui est en harmonie avec ses perfections. Certains actes sont incompatibles avec sa nature et en contradiction avec ses autres attributs. Ainsi, Il ne peut jeter un regard favorable sur l'iniquité (Habacuc 1.13) se renier Lui-même (2Timothée 2.13), mentir (Tite 1.2; Hébreux 6.18, tenter ou être tenté par le péché (Jacques 1.13). L'omnipotence comprend le pouvoir de se limiter délibérément soi-même jusqu'à un certain point lorsque, par exemple, Dieu dote ses créatures rationnelles de libre arbitre, lorsqu'Il permet au péché de pénétrer dans l'univers, qu'Il renonce à intervenir pour sauver de force, ou qu'Il respecte les lois qu'Il a Lui-même inscrites dans la création. C'est pourquoi Il agit fréquemment au travers de moyens "ordinaires", comme par exemple dans la guérison naturelle d'une maladie, alors qu'Il pourrait démontrer sa puissance comme Il le fait parfois. À plusieurs reprises, le croyant est invité à mettre sa confiance en Dieu en toute situation sur la base de la puissance créatrice, préservatrice et providentielle de Dieu (Ésaïe 45.11; 46.4; Jérémie 32.16-44; Actes 4.24-31). Il trouve dans l'omnipotence de Dieu une source de consolation et d'espérance. Pour l'incroyant, par contre, un Dieu si puissant est toujours une menace et une source de crainte(1Pierre 4.17; Apocalypse 19.15). Même les démons tremblent (Jacques 2.19) car ils savent que Dieu a pouvoir sur eux (Matthieu 8.29). Un jour, même les plus grands et les plus forts chercheront à se cacher de Dieu (Apocalypse 6.15) et tout genou fléchira au seul nom de Jésus (Philippiens 2.10).
L'omniprésence unit deux réalités: la transcendance (c'est-à-dire le fait que Dieu existe par Lui-même au-dessus et distinct de sa création), et l'immanence (c'est-à-dire le fait que Dieu est dans "toutes choses"), et que sa puissance, son intelligence et sa bonté pénètrent en toutes choses pour assurer leur subsistance (Colosiens 1.17). Dans son discours sur l'Aréopage, Paul proclame ces deux aspects de la vérité (Actes 17.24-28). La négligence de l'un au profit de l'autre a conduit à diverses hérésies:
La doctrine de l'omniprésence de Dieu est à la fois réconfortante et "refrénante". C'est une source de consolation pour le croyant, car Dieu, Celui qui est toujours présent, peut toujours venir à notre secours (Deutéronome 4.7; Psaumes 46.2; 145.18; Matthieu 28.20). C'est aussi une source de mise en garde et de contrainte pour le croyant. L'affirmation "Tu es le Dieu qui me voit" (Genèse 16.13) devient à la fois une consolation et un avertissement pour l'enfant de Dieu (Psaumes 139.16). Quant au pécheur, quels que soient ses efforts il ne peut pas échapper à Dieu. Ni la distance ni l'obscurité ne peuvent Le cacher (Psaumes 139.7-10; Hébreux 4.13). Cette prise de conscience peut arrêter le pécheur dans ses mauvaises voies et l'amener à chercher Dieu. La portée des connaissances de Dieu est infinie: en contraste avec la connaissance de soi, limitée, des créatures, Il se connaît Lui-même parfaitement. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit se connaissent parfaitement l'un l'autre (Matthieu 11.27; Romains 8.27; 1Corinthiens 2.11). Dieu connaît ce qui existe véritablement: la création inanimée (Psaumes 147.4), la création animale (Matthieu 10.29), l'homme et ses œuvres (Psaumes 33.13; Proverbe 5.21), le cœur de l'homme - ses pensées, ses fardeaux et ses désirs (Exode 3.7; Psaumes 139.1-4; Proverbes 15.3; Matthieu 6.8, 32). Il connaît aussi les choses possibles qui ne se sont pas réalisées (1Samuel 23.11; Matthieu 11.21). Dieu connaît l'avenir (Daniel 2; 7; Matthieu 24; 25), l'apostasie d'Israël (Deutéronome 31.20), la prise de pouvoir de Cyrus (Ésaïe 44.26-45.7), l'avènement de Jésus-Christ (Michée 5.1 et sa crucifixion (Actes 2.23; 3.18). L'Écriture affirme à la fois la prescience divine et le libre arbitre de l'homme. La première ne fait pas du cours des événements une suite fataliste où tout s'enchaîne selon un programme minuté d'avance. Les créatures angéliques et humaines ont une mesure de liberté et, par conséquent, de responsabilité, car ils ne sont pas obligés d'agir de telle ou telle manière parce que le Seigneur l'a prévu.
Si l'omniscience de Dieu échappe à notre compréhension, elle n'en est pas moins nécessaire pour étayer notre foi dans la souveraineté parfaite de Dieu, inspirer un respect profond à son égard et approfondir notre consolation. En même temps, elle devrait stimuler l'inquiétude dans le cœur du pécheur (Ps 90.8; Jérémie 17.10; Ho 7.2; 1Pierre 3.12).
* Nouveau dictionnaire biblique, Éditions Emmaüs, pp. 931-932 |