La loi n'a pas été donnée comme un moyen de salut (Actes 13:39; Romains 3:20a; Galates 2:16, 21; 3:11). Son but était de révéler aux hommes leur péché (Romains 3:20b; 5:20; 7:7; 1 Corinthiens 15:56; Galates 3:19) afin de les conduire à Dieu, pour qu'ils obtiennent son salut par grâce. Elle a été donnée au peuple d'Israël, mais elle contient cependant certains principes moraux applicables à tous les peuples et à toutes les époques (Romains 2:14, 15). Dieu a soumis Israël, comme un échantillon de toute la race humaine, à l'épreuve de la loi; la faillite d'Israël se généralise au monde entier: il est coupable (Romains 3:19). La loi était inséparable de la peine capitale (Galates 3:10); transgresser un seul commandement équivalait à se rendre coupable de tous (Jacques 2:10). Comme les Israélites avaient enfreint la loi, ils étaient sous la malédiction de la mort. La justice et la sainteté de Dieu exigeaient que la faute soit payée. C'est pour cette raison que Christ est venu dans le monde. Il a payé de sa vie la faute des hommes. Il est mort à la place des transgresseurs coupables, bien qu'Il était Lui-même exempt de tout péché. Il n'a pas mis la loi de côté; au contraire, Il a satisfait à toutes les exigences de la loi en accomplissant parfaitement toutes ses ordonnances par sa vie et par sa mort. L'Évangile ne supprime donc pas la loi; il la confirme et montre comment elle a été pleinement satisfaite par l'œuvre rédemptrice de Christ. Par conséquent, celui qui croit en Jésus n'est plus sous la loi; il est sous la grâce (Romains 6:14). En Christ, il est mort vis-à-vis de la loi. La faute contre la loi ne devait être payée qu'une fois; comme Christ l'a fait, le croyant est délié de cette dette. Dans ce sens, la loi perd de son pouvoir pour le chrétien (2 Corinthiens 3:7-11). Elle était un pédagogue – un tuteur – jusqu'à la venue de Christ; après le salut, ce pédagogue n'est plus nécessaire. Pourtant, même si le chrétien n'est plus sous la loi, il n'est pas sans loi. Il est tenu à des obligations plus exigeantes que celles de la loi, parce qu'il est sous la loi de Christ (1 Corinthiens 9:21). Son comportement est inspiré, non par la crainte d'une sanction, mais par le désir ardent de plaire à son Sauveur. Christ est devenu la norme de sa vie (Jean 13:15; 15:12; Éphésiens 5:1-2; 1 Jean 2:6; et 3:16). Une question revient souvent dans les discussions au sujet des rapports entre le chrétien et la loi: «Dois-je accomplir le Décalogue?» Certains principes contenus dans la loi ont une portée universelle. Il est toujours mal de voler, de convoiter ou de tuer. Neuf des dix commandements sont repris dans le Nouveau-Testament, mais avec une différence de taille: ils ne sont pas présentés comme des «lois» susceptibles d'appeler des sanctions en cas de transgression, mais comme des moyens de perfectionnement, de progrès dans la justice pour le peuple de Dieu (2 Timothée 3:16b). Le seul commandement qui n'est pas repris est celui relatif au sabbat: les chrétiens ne sont jamais exhortés à respecter le sabbat (le 7e jour de la semaine, c'est-à-dire le samedi). Le ministère de la loi à l'égard des non-croyants n'est pas terminé: «Nous n'ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu'on en fasse un usage légitime» (1 Thimothée 1:8). Son but est de produire la connaissance du péché et, par conséquent, de conduire à la repentance. Mais la loi n'est pas pour ceux qui sont déjà sauvés: «... la loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants...» (1 Thimothée 1:9). La justice exigée par la loi est accomplie en ceux «qui marchent, non selon la chair, mais selon l'Esprit» (Romains 8:4). En fait, les enseignements du Seigneur dans le Sermon sur la montagne présentent un idéal plus élevé que celui de la loi. Par exemple, pour la loi qui dit: «Tu ne tueras pas», Jésus l'accentue: «Tu ne haïras pas». Ainsi, le Sermon sur la montagne, non seulement confirme la loi et les prophètes, mais il les amplifie et prolonge leurs implications profondes. |